Journée d'étude

De Versailles (1919) à Gênes (1922). La dimension économique des traités de la Première guerre mondiale, un point de vue d’histoire de la pensée économique

25 mars 2022 - 26 mars 2022
La Première guerre mondiale s’est achevée par une kyrielle de Traités, de pactes et d’accords, de Versailles à Gênes. Après quatre ans d’affrontement, il s’agissait d’organiser le monde, découpant les Empires, créant des nations, établissant des frontières, se partageant des "zones d’influence". Ce ne fut pas chose aisée. La litanie des divers traités entendait organiser le monde pour que jamais ne recommence un tel désastre. On sait ce qu’il en fut.

Ces Traités, pactes et accords, furent signés :
- à Versailles, le 28 juin 1919. La partie I du Traité de Versailles fut le Pacte fondateur de la Société des Nations ;
- à Versailles le 28 juin 1919, toujours, avec l’Allemagne ;
- à Saint-Germain le 10 septembre 1919 avec l’Autriche ;
- à Neuilly-sur-Seine le 27 novembre 1919 avec la Bulgarie ;
- au Trianon (Versailles) le 4 juin 1920 avec la Hongrie ;
- à Sèvres le 10 août 1920 avec la Turquie suivi de Lausanne le 24 juillet 1923 ;
- à Rapallo le 19 avril 1922 pour le traité entre l’URSS et la République de Weimar.

Enfin, à Gênes s’est tenue du 10 avril au 19 mai 1922, la Conférence économique internationale. Là il ne s’agissait pas tant d’organiser le monde que le système monétaire mis à mal par l’amoncellement des dépenses de guerre.

Ces Traités, pactes et accord avaient de multiples dimensions : politiques, diplomatiques et militaires encore que l’accent fut porté sur "l’économie". Le Traité de Versailles fut essentiellement commenté du point de vue des réparations que l’Allemagne devait verser. Les Français avaient encore à travers de la gorge "l’indemnité" qu’ils durent payer à l’Empire allemand en 1871. Qu’est-ce que 50 ans pour la mémoire d’un pays ? Le découpage des Empires était à l’œuvre, en Europe comme au Moyen-Orient. Une alternative au système capitaliste était avancée en Russie. Le temps était aux orages un peu partout en Europe.

Ces traités donnèrent très vite lieu, comme il convient, à une masse imposante d’analyses couvrant l’ensemble des sciences morales et politiques. Les ouvrages, les articles touchaient la diplomatie, la politique, le droit, les mesures sociales, économiques, sociologiques, ... Tous s’y mirent, les contemporains comme les historiens, expliquant les traités, soulignant leurs conséquences, les approuvant, les dénonçant. Cassandre était à l’œuvre. Le flot des débats ne s’est pas tarit, le sera-t-il ?

L’enjeu de Journées organisées les 25 et 26 mars 2022, à Valence, dans les locaux de l’Université Grenoble-Alpes, n’est pas tant de revenir sur ces analyses que d’essayer d’en rendre compte en termes d’Histoire de la pensée économique.

Il s’agit de montrer de quelle manière la guerre et ses conséquences ont pesé sur la pensée économique, qu’il s’agisse des principaux contributeurs au débat dans les pays d’Europe, (Allemagne, France, Royaume-Uni), de l’Europe de l’Est (Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Russie en pleine révolution), au Moyen-Orient avec la Turquie ou encore des États-Unis.

Cette conférence s’inscrit dans la continuité de celle qui fut organisée, les 22 et 23 novembre 2018, par Christophe Lavialle sur le thème "Les économistes et la première guerre mondiale", dans les locaux de l’École militaire. Une sélection des Communications présentées a été publiée, en 2020, dans la Revue d’histoire de la pensée économique, n°10.

Une sélection des contributions présentées à Valence en mars 2022 fera l’objet d’une publication d’un numéro de la Revue d’histoire de la pensée économique. Il est envisagé également de publier les actes de ces Journées sous forme d’ouvrage.

Programme provisoire.


 

Localisation

Valence
Ces journées se tiendront à Valence, à l'Auditorium de l’ADUDA (Agence de Développement Universitaire de Drôme Ardèche), en présentiel ou par visioconférence, en fonction du contexte sanitaire.
Mis à jour le 14 janvier 2022