« Les conclusions et préconisations des rapports préalables au futur projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) montrent que ce projet est une menace sur le statut des enseignants-chercheurs et une atteinte au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il porte atteinte à la liberté académique et à l’indépendance des recherches en accentuant le contingentement des financements aux appels à projet. Le projet dresse l’inégalité comme principe de base de la régulation. Il concentre les moyens sur une poignée d’équipes ou de collègues jugés excellents selon des critères évaluatifs largement discutables puisqu’en pratique, ils ne font qu’exprimer l’opinion majoritaire à l’instant considéré. Enfin, en érigeant comme principe de coordination la concurrence entre les acteurs, il porte atteinte aux collectifs de travail et à la coopération ; il accroit la précarité de nombreux acteurs de la recherche, notamment les plus jeunes. »
Extraits de la Motion AFEP du 3 février 2020.
 

Le CREG, réuni en assemblée générale le 4 février 2020, formule les plus vives inquiétudes sur le devenir de l’ESR et s’associe aux multiples protestations relatives au futur projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).